Avant-hier soir, mardi 5 mai 2026, à 19 heures, j'étais l'invité de Nicolas Bouvier, en direct sur YouTube, pour une émission consacrée à la pédocriminalité dans les écoles parisiennes.
Sept ans. Quatre constats qui en donnent la mesure politique
— Treize écoles parisiennes en sept ans, soixante-dix-huit animateurs suspendus au seul premier trimestre 2026, dont trente et un pour suspicion de violences sexuelles : ce n'est pas un fait divers, ce n'est pas un fait de société, c'est un fait politique.
— La Brigade des mineurs de Paris a refusé d'enregistrer des plaintes (école maternelle Paul-Dubois, 2019).
— La mairie a déplacé administrativement les animateurs signalés d'une école à l'autre sans saisir le parquet (Daumesnil, Volontaires). Deux violations caractérisées du Code de procédure pénale et du Code pénal.
— Alors qu'il y a eu des viols sur des enfants de moins de 4 ans — on parle du viol d'enfants de moins de 4 ans dans les toilettes d'une école maternelle — aucun des coupables présumés innocents n'a, à notre connaissance, été placé en détention provisoire à ce jour.
« Pourquoi Nicolas plutôt que, mettons, Vladimir ? »
Hier, dans la salle d'audience du tribunal correctionnel de Paris, le ministère public — bras armé des politiciens au pouvoir dans un procès pénal — livrait ses réquisitions sur le premier dossier judiciaire à sortir de cette pédocriminalité institutionnelle qui commence à faire penser à certaines affaires américaines.
Le présumé innocent qui bénéficie de l'anonymisation est présenté par la presse comme étant un certain « Nicolas » G.
Pourquoi Nicolas plutôt que, mettons, Vladimir ? Parce que Vladimir, dans certains journaux français — on se souvient de la polémique du Monde substituant « Vladimir » à « Souleymane » dans un fait divers —, a fini par devenir un cliché trop visible ?
Appelons-le donc Vladimir, pour rappeler ces pratiques journalistiques qui croient brouiller les pistes en les rendant grotesques.
Donc Vladimir, quarante-sept ans. Animateur périscolaire de la Ville de Paris, en poste depuis des années à l'école primaire Titon, dans le 11ᵉ arrondissement.
Il était, selon les mots d'un propagandiste de France Info, « l'animateur préféré » des enfants.
On se demande quels enfants ce type est allé interviewer, avec l'autorisation de quels parents et pour poser quelles questions ?
Des faits qui vaudraient jusqu'à dix ans d'emprisonnement et 150 000 € d'amende