Merci à l’« Union des droites pour la République »
Saluons la décision politique du groupe d’Éric Ciotti, l’« Union des droites pour la République » — auquel appartient Charles Alloncle — dont les députés nous ont épargné l’hypocrite sortie « Il s’agit d’un sujet de société, donc nous sommes libres de notre vote ».
Comme si les sujets politiques n’étaient pas des sujets de société.
Cette « liberté de vote » n’est pas de la hauteur de vue : c’est une démission.
Tous les autres groupes parlementaires — y compris ceux dont des députés ont voté contre à titre individuel — ont refusé d’engager leur groupe en tant que force politique face à ce texte.
Aucune consigne, aucune position collective, aucune responsabilité assumée : chacun se défausse sur la « conscience individuelle », et le groupe, lui, laisse passer.
C’est cet effacement organisé qui vaut accord tacite avec un texte qui donne le droit à n’importe quel médecin d’affirmer que tel ou tel lui a demandé de bénéficier du droit à mourir — le même médecin cochant ensuite les cases : il a recueilli les avis consultatifs, il rédige lui-même le compte rendu de « sa » collégialité, et il décide.
Seule l’UDR a pris une position de groupe.
Ses 17 députés ont voté contre cette loi qui n’est jamais qu’une variante du programme « Aktion T4 » lancé par le régime nazi allemand en 1939.
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