Le 29 juillet 2026, à huit heures trente, salle SD-342 du Dirksen Senate Office Building, Anthony Fauci s’est assis face à la commission de la Sécurité intérieure et des affaires gouvernementales du Sénat des États-Unis. Il y était contraint : assignation à comparaître, après s’être dérobé à une comparution volontaire. Pendant toute l’audition, à chaque question, il a répondu la même chose – rien. Sur les conseils de ses avocats, il a invoqué le cinquième amendement. Plus de cent fois. Y compris lorsqu’un sénateur lui a demandé de quelle couleur était sa cravate.
Nous avions consacré à cet homme, dès 2022, une trentaine de pages de notre livre « C19 ». Nous n’avons rien à en retirer. Nous avons, en revanche, quelque chose à y ajouter : la confirmation.
Un homme sous serment qui ne dit plus rien
Reprenons les faits, et rien qu’eux.
Rand Paul, sénateur du Kentucky, médecin, préside depuis 2025 la commission de la Sécurité intérieure du Sénat. Le 27 juillet 2026, deux jours avant l’audition, il rend publiques plus de mille pages des notes personnelles d’Anthony Fauci, couvrant la période de décembre 2019 à 2022. Le 29 au matin, Fauci comparaît sous assignation.
Il lit une déclaration liminaire. Puis, à chaque question, il récite sa formule : « Bien qu’il m’en coûte, en raison du respect que j’ai pour le pouvoir législatif et de mes décennies de coopération avec le Congrès, sur les conseils de mes avocats, j’invoquerai mon droit au titre du cinquième amendement de m’abstenir de répondre à vos questions. »
Sur la gestion de la pandémie : le cinquième amendement. Sur le contenu de son propre journal : le cinquième amendement. Sur la règle absurde de la distanciation de deux mètres : le cinquième amendement. Sur la couleur de la moquette de la salle où il se trouvait, sur le jour de la semaine, sur la couleur de sa cravate – questions posées par le sénateur Josh Hawley pour établir jusqu’où irait le procédé : le cinquième amendement.