L’édito politique de Libre Consentement Éclairé

Trois ans avec sursis pour le violeur, dix-sept ans fermes pour le beau-père de l’enfant

Paris : relaxe pour le premier animateur jugé pour agressions sexuelles. Juger les juges pédophiles, ce serait de salubrité publique…
Par Patrick Ledrappier — 23 août 2026
Grégory Lenoci escorté par un policier au tribunal correctionnel de Namur

Tribunal correctionnel de Namur, le 20 août 2026

Il traverse la rue et il frappe

Grégory Lenoci est beau-père. Il pratique les arts martiaux. Le 24 juillet 2025, il traverse la rue et il frappe son voisin.

Il frappe longtemps. Il frappe fort. Un an plus tard, l’homme est dans un état semi-végétatif.

Le 20 août 2026, le tribunal correctionnel de Namur l’a condamné à dix-sept ans de prison pour tentative d’assassinat, assortis de dix ans de mise à disposition du tribunal de l’application des peines.

À l’énoncé du verdict, la salle a hurlé au scandale, accusant les juges de protéger les pédophiles — comment en douter ?

Nul ne peut se faire justice soi-même. Encore faut-il que la justice existe, et qu’elle ne soit pas qu’un simple instrument au service des politiciens, bon à enfermer du Gilet jaune en laissant dehors braqueurs, voleurs, dealers, violeurs, pédophiles et criminels de toute sorte.

Le principe, en soi, est juste, et nous ne le contestons pas : une société qui laisse les victimes ou leurs proches se faire justice n’est plus une société — tout comme une société qui laisse les violeurs et les pédophiles en liberté n’en est pas une.

Un principe ne s’énonce pas hors sol. Il s’énonce à côté des faits qu’il entend encadrer. Et les faits, les voici.

Ce que l’homme qu’il a frappé avait déjà fait, et ce qu’il avait payé

L’homme s’appelle Marc P. En 2020, il a été condamné pour tentatives de viol avec violences sur un mineur de moins de dix ans. Les faits remontent à 2012 et 2013. Le jugement retient des gestes répétés, une excitation non maîtrisée, des tentatives de pénétration. Marc P. les a reconnus — en les mettant sur le compte de la drogue. Sa peine : trente-sept mois de prison avec sursis probatoire, courant jusqu’en décembre 2025. Des tentatives de viol sur un enfant de moins de dix ans. Zéro jour de prison.

Le même tribunal, six ans plus tard, prononce dix-sept ans fermes contre l’homme qui l’a frappé.

Patrick Ledrappier

Patrick Ledrappier

Président co-fondateur de Libre Consentement Éclairé

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