Ces produits ne protègent de rien, ils tuent — et les politiciens refusent de les interdire. Pourquoi, au fait ?
Le vendredi 28 août 2026, BioNTech a mis fin à un essai clinique. Pas suspendu, pas mis en pause le temps d’y voir clair : terminé, avec arrêt du traitement, le jour même, chez les malades qui le recevaient encore.
Un essai clinique se déroule en trois temps. La phase I cherche la dose tolérable sur quelques dizaines de volontaires. La phase II — celle-ci — vérifie sur quelques centaines de malades si le produit fait quelque chose. La phase III le compare, sur des milliers de patients, au meilleur traitement existant, et décide de la mise sur le marché.
On n’arrête pas une phase II pour un rhume.
On ne l’arrête pas davantage parce que les résultats sont insuffisamment prometteurs sur le plan commercial. C’est même le contraire. Un produit qui déçoit, dans cette industrie, on le traîne jusqu’au terme prévu : arrêter coûte plus cher que continuer, puisqu’on perd tout au lieu de récupérer des données publiables ; et le temps, avec quelques arrangements statistiques, peut encore rendre les chiffres présentables.
Un arrêt anticipé se voit — celui-ci a coûté dix pour cent de l’action en une séance. Si le critère choisi au départ n’est pas atteint, on en met simplement un autre en avant à l’arrivée : l’essai devait démontrer que les malades vivaient plus longtemps, le communiqué finit par annoncer que leur scanner est resté propre plus longtemps.
L’essai devait courir jusqu’en 2030. Il s’est arrêté un vendredi, sur recommandation du comité chargé de veiller à la sécurité des patients, et les injections du produit à ARN messager ont cessé le jour même.
Patrick Ledrappier
Président co-fondateur de Libre Consentement Éclairé