Marie-France D. a lu « Vitalité sexuelle masculine », qui est enfin en ligne sur Amazon, d’une traite, dans la nuit. Elle explique ici pourquoi une femme a intérêt à faire de même.
Depuis la création de Libre Consentement Éclairé, en 2017, notre équipe n’a pas pris un seul jour de congé. Non pas que nous n’aimions pas les vacances, mais la période est telle depuis cette date que la nécessité de diffuser les informations à notre connaissance et nos analyses a primé sur tout le reste.
En août, on m’a imposé le repos : plus de Libre Consentement Éclairé jusqu’au 31. Le 30, en fin de journée, Lisa Li m’a envoyé la version définitive du dernier livre de Patrick Ledrappier, Vitalité sexuelle masculine.
Je pensais lire l’introduction et m’endormir. Le livre m’a tenue éveillée toute la nuit. À 6 h 30, huit heures après l’avoir ouvert, j’en refermais la dernière page.
Ce qui m’a retenue n’est pas le sujet. C’est que le sujet n’était pas simplement et seulement celui que le titre laisse croire.
« Je ne suis pas transgenre, je suis une vraie femme »
Le livre traite ce qu’il annonce : l’érection — ce qui la favorise, ce qui l’éteint et ce qui peut la réanimer. Ce que je n’attendais pas, c’est de m’y reconnaître. Et je ne suis pas transgenre : je suis une vraie femme.
Il y a, au milieu du livre, une partie intitulée Et les femmes ? Elle tient en une page et demie, et c’est celle qui m’a fait continuer.
Ce que cette médecine soigne, ce n’est pas un homme ou une femme : c’est le déséquilibre qui touche cet homme ou cette femme. Celui que la décoction vise porte un nom — le Froid par Vide de Yang, le Feu de Mingmen qui faiblit — et il ne frappe pas que les hommes.
Tout est très bien expliqué : on reconnaît la plume du pédagogue qu’est l’auteur. Les signes de fond sont les mêmes des deux côtés : frilosité profonde, lombes et genoux froids, fatigue de fond, urines claires, langue pâle. Le livre le dit sans détour, et il en tire la conséquence : lorsque ces signes sont là, la décoction s’emploie à l’identique, mêmes proportions, mêmes doses, mêmes signes de surveillance.
Il dit aussi ce que la doctrine dit du Feu de Mingmen, et c’est là que j’ai compris pourquoi ce livre m’était adressé autant qu’à mon mari : cette doctrine ne réserve pas ce Feu à la vitalité sexuelle masculine. Elle dit qu’il anime la vie.