L’édito politique de Libre Consentement Éclairé

70 ans de vol des retraites des salariés du privé

Esclaves jusqu’à leur mort
Par Pierre Lefevre — 9 septembre 2026
Charles Ponzi à Boston en 1920, en canotier et costume d’été, et sa photographie de police n° 5247

Charles Ponzi, Boston, 1920 : canotier, canne et costume d’été, au sommet. Et le même, photographié par la police sous le numéro 5247.

Une escroquerie nommée pyramide de Ponzi

Boston, 1920. L’Europe sort ruinée de la guerre, et ses monnaies ne pèsent plus grand-chose face au dollar.

Avant août 1914, un dollar s’échangeait contre cinq francs dix-huit, et ce n’était pas un cours de Bourse : c’était une pesée. Chaque monnaie était définie par un poids d’or fin fixé par la loi — le franc à 290 milligrammes depuis 1803, le dollar à 1,5 gramme — et l’on pouvait, au guichet, échanger ses billets contre ce métal. Un dollar pesait donc 5,18 francs, ni plus ni moins, et il en fut ainsi pendant plus d’un siècle. C’est cela, le pair de l’or. La guerre y met fin : les belligérants suspendent la convertibilité, impriment pour financer le front, et le franc ne vaut plus que ce qu’on veut bien en donner. En 1920, il en faut déjà plus de quatorze pour un dollar…

Si le dollar fait bonne figure et qu’il permet d’acheter des biens ou des services, le papier des monnaies européennes se rapproche de la valeur dudit papier et de l’encre utilisée pour le décorer. Et c’est dans cet écart de valeur, devenu abîme, que Ponzi encaisse l’équivalent de plusieurs millions de dollars de l’époque – une somme énorme – et s’installe dans le luxe : demeure à Lexington, voitures, train de vie de nabab.

Pour lire la suite, abonnez-vous à La Lettre Confidentielle

Les abonnés reçoivent chaque lettre dès sa publication, en intégralité.
Vous ne lisez ici que l’extrait public.

Données strictement confidentielles. Aucune transmission à des tiers. Désinscription possible à tout moment.
Politique de confidentialité

← Retour aux dernières parutions