L’édito politique de Libre Consentement Éclairé

85 ans de vol des salariés du privé

L’or pour eux, sur notre sueur…
Par Pierre Lefevre — 11 septembre 2026
Charles Ponzi à son bureau de la Securities Exchange Company, Boston, 1920

Charles Ponzi, à son bureau de la Securities Exchange Company, Boston, 1920. Il écrivait lui-même les conditions de son emprunt. Les politiciens français, eux, les ont écrites dans la loi — pour eux-mêmes.

La capitalisation pour les fonctionnaires — avec nos impôts

Le premier article de cette série est paru sous le titre « 70 ANS DE VOL DES SALARIÉS DU PRIVÉ ». Référence à 1956, année de création du minimum vieillesse et du Fonds national de solidarité. Pour la suite, nous retenons la loi du 14 mars 1941, signée par le seul maréchal Pétain, à qui les politiciens ont voté les pleins pouvoirs le 10 juillet 1940 : quatre-vingt-cinq ans.

Le 21 août 2003, la majorité de Jean-Pierre Raffarin vote la loi n° 2003-775 portant réforme des retraites. Le pays retient qu’elle allonge la durée de cotisation. Il ne lit pas l’article 76. Cet article crée, pour les seuls fonctionnaires, un régime obligatoire, par points, « géré en capitalisation » – les mots sont ceux du Conseil d’orientation des retraites. Il entre en vigueur le 1er janvier 2005. Il s’appelle la Retraite additionnelle de la fonction publique.

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