En novembre 2015, l’Amérique n’avait d’yeux que pour les primaires, où un promoteur new-yorkais nommé Donald Trump menait, contre toute attente, la course chez les républicains. En France, Paris comptait ses morts : Bataclan, terrasses des 10e et 11e arrondissements, Stade de France… 130 morts. À Fort Detrick, dans le Maryland, des singes mouraient dans un laboratoire de l’armée. Des blouses blanches leur avaient fait respirer de l’Ebola.
Dans la nature, Ebola ne s’y prend jamais ainsi : il passe par les liquides d’un malade, une plaie, un œil, la salive, le sperme. Personne ne l’attrape en respirant. Les blouses blanches ont donc dû faire des études et des essais préalables afin de faire ce que la nature ne fait pas : permettre à Ebola de pénétrer un organisme par les poumons, pour que la mort soit plus rapide et qu’il n’y ait aucune chance de survie.
Patrick Ledrappier
Président co-fondateur de Libre Consentement Éclairé