Janvier 2025. Une responsable du personnel de la Ville de Paris parcourt la liste des animateurs en formation. Un nom l’arrête. Elle le connaît. Dix mois plus tôt, cet homme de vingt-deux ans a été placé en garde à vue pour des faits à caractère sexuel sur une fillette de dix ans, à l’école Belzunce, dans le 10ᵉ arrondissement. La plainte a été classée sans suite — pour quels motifs ? Mystère — et l’animateur a été suspendu six mois. Le voici stagiaire, à la maternelle Bullourde, dans le 11ᵉ, au milieu d’enfants de trois ans.
Cette responsable du personnel fait ce que l’on attend d’un agent public dans une telle situation : elle prévient la Direction des affaires scolaires de ce qui lui paraît être une anomalie dangereuse pour les enfants.
La Direction, sous la responsabilité d’un politicien, décide de maintenir le pédophile présumé innocent en poste — « afin de préserver ses droits et de garantir l’objectivité de son stage ».
Un an plus tard, en février 2026, il est mis en examen pour agression sexuelle, exhibition sexuelle et corruption de mineur sur des enfants de cette même maternelle.
Il est présumé innocent, mais les politiciens et fonctionnaires responsables du périscolaire parisien n’ont aucune présomption d’innocence à invoquer : ils savaient et ils ont réintroduit un pédophile actif — présumé innocent — volontairement au milieu de jeunes proies.
Patrick Ledrappier
Président co-fondateur de Libre Consentement Éclairé