L’édito politique de Libre Consentement Éclairé

Protéger les Trogneux et leur chocolat pendant que la France est à feu et à sang

Autodéfense : ce droit qui s’impose à ceux qui veulent rester vivants et libres
Par Pierre Lefevre — 29 octobre 2026
Montage peint : à gauche, des fourgons de CRS alignés de nuit devant la chocolaterie Trogneux à Amiens ; à droite, des pillards cagoulés emportant des marchandises dans une rue de Paris.

Amiens, devant la chocolaterie Trogneux / Paris, des pillards emportent leur butin, le 17 octobre 2026 – montage LCE (photo de droite : Jorge Jaramillo, CC BY-SA 4.0)

Samedi 17 octobre, Marseille, rue de Paradis, la boutique Armenak est saccagée.

Elle n’est pas seule : la préfecture compte ce jour-là, dans la ville, trente mille pillards, dont huit mille émeutiers, et plus de six cents commerces vandalisés.

À l’échelle du pays – et c’est le ministre du Commerce lui-même qui avance le chiffre –, au moins trois mille commerces ont été touchés.

Vu des États-Unis, où l’on sait encore ce que veut dire défendre son seuil, le spectacle a quelque chose d’irréel : un vieux pays, des forces de l’ordre suréquipées quand il s’agit de charger des Gilets jaunes, et des commerçants seuls derrière leur rideau de fer, à regarder – impuissantes victimes abandonnées par les politiciens – le saccage et le pillage de ce qui est, bien souvent, le travail d’une vie.

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